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Le webzine gratuit consacré à Gérard Glatt lauréat Prix littéraire 2017


Une interview qui fait date...

Bonjour du Quercy Blanc,

Interview de Gérard Glatt, lauréat de la 14eme édition du premier Prix littéraire de l'année.

Décerné le 1er janvier 2017 à la toute première seconde, ce prix du Salon du livre du net ( http://www.salondulivre.net ) fut donc, comme depuis 14 hivers, le premier de l'année.

Gérard Glatt l'a emporté avec le roman "Retour à Belle étoile", édité en 2016 aux Presses de la Cité, maison du deuxième groupe d'édition français, Editis (oui l'année dernière, une jeune maison d'édition, Passiflore, éditait le livre lauréat... avant il y eut des livres auto-édités, un autre chez Albin Michel, un aux Editons du Rouergue... Toute la diversité de l'édition française, presque !)

Belle et passionnante interview... L'auteur s'est demandé s'il avait été trop long dans ses réponses... Oui, nous avons toujours tendance à développer...
Et finalement, il résumait : « Cette interview, la plus complète depuis longtemps, m'a permis de mettre à plat un certain nombre de choses. »

Pour moi, ces interviews sont également cela : ouvrir la voie aux confidences des écrivains... Vous également, je l'espère, prendrez plaisir à lire cet éclairage sur le parcours d'un homme "ayant accepté d'être ce qu'il est vraiment", de vivre sa vocation... Car il s'agit bien de toute une vie observée...


Stéphane Ternoise, pour le salon du livre du net
: - - A 33 ans, sortait votre premier roman, « Holçarté », chez Calmann-Lévy, 1977. Quel souvenir ? Quel accueil ?
Gérard Glatt : - Quel souvenir ? L'un des plus beaux de ma vie. Mais je dis ça à chaque fois qu'un livre sort, comme je le dis à chaque fois qu'un éditeur m'apprend que mon manuscrit a été retenu. En l'occurrence, pour « Holçarté », mon éditeur était Roger Vrigny, prix Femina tandis que je l'avais en classe de première comme professeur de latin/français, et, plus tard, Grand Prix de l'Académie Française. A cette époque il était devenu directeur littéraire chez Calmann Lévy. (...)

- Puis 31 années se sont écoulées avant la publication du deuxième. Je vous suppose happé par « la vie professionnelle »... En fut-il ainsi ?
- Oui, certainement. En fait, je n'ai pas eu le courage de ma vocation. Pas eu le front de lui répondre. Comme je le dis souvent, je n'ai jamais su faire qu'une chose, je n'ai jamais eu dans l'idée qu'une chose : écrire. Ça a commencé j'avais six, sept ans. Ensuite, jusqu'à aujourd'hui, je n'ai fait que ça, profitant du moindre instant disponible. J'ai quitté l'administration des douanes, très vite. Au bout de trois ans, quatre ans. Dès que j'avais cinq minutes, j'écrivais. Des poèmes, des nouvelles, un roman. (...)

- Vous « revenez » donc avec « Une poupée dans un fauteuil », chez Orizons, en 2008... soit deux ans avant « la retraite »... Pourquoi et comment, ce retour ?
- Ma mère est décédée en 2002. C'était en janvier. Les conditions de sa mort m'ont bouleversé : au milieu de l'été 2001, elle tombe dans la rue, dévale un escalier, se casse à demi, le sang coule sur le trottoir... On me l'a raconté, je n'étais pas là. Elle était avec une amie de son âge. Toute apeurée. Ma mère souffrait, ne pouvait plus bouger, mais les passants, pressés de retourner au travail, ça devait être vers 14 heures, de se mettre à l'abri de la chaleur, circulent sans la voir ou, du moins, l’évitent, car s'ils la remarquaient ils seraient obligés de faire quelque chose. Et alors, ce serait l'embarras, déjà que leur propre vie... A ce moment, comme j'aimais à le dire, j'avais mes trois femmes, et avec elles trois j'étais bien : ma mère, ma femme, Madeleine, et, Marie, ma fille... Longtemps, je n'ai pas accepté que l'une d'elles fût partie... Et puis j'ai écrit les six derniers mois de sa vie... Et Pierre Silvain, après avoir lu « Une poupée dans un fauteuil » m'a dit lors d'un déjeuner, presque sévère, que ce texte, je ne pouvais le ranger si aisément, comme les autres. (...)

- Puis vous enchaînez, jusqu'à ce jour, avec un roman environ tous les 18 mois... Avez-vous la sensation d'avoir vraiment trouvé votre voie ?
- Trouvé, non, certainement pas. Accepté, oui. Je crois, je suis sûr que le besoin d'écrire auquel je n'ai jamais voulu céder, par crainte, je l'ai dit, de ne pouvoir en vivre, ou vivre tout court, ce manque de confiance qui m'a toujours retenu et m'empêche encore d'être moi-même, m'ont empêché d'être ce que j'aurais pu être dans d'autres domaines. Dans mon travail, tout simplement. Car toute ma vie, je n'ai pensé qu'à écrire. C'était obsessionnel. Ça l'est encore. Qu'à la phrase qui devait suivre la dernière que j'avais écrite. Tous les jours, je ne pense qu'à ça. Sûrement, il y a là quelque chose de viscérale. Ne me parlez pas d'addiction...

- « Retour à Belle Etoile », donc, publié début 2016 aux Presses de la Cité... Il s'agit d'un nouvel éditeur pour vous... Il s'est passé comment ce « retour dans une grande maison d'édition », presque 40 ans plus tard ?
- D'une certaine façon, je le dois aux éditions De Borée. Chez Orizons, j'ai publié trois romans, dont « Une poupée dans un fauteuil ». Et puis j'ai repensé à « Holçarté ». J'en ai repris les droits. J'avais le désir de le remanier. Je l'ai alors soumis aux éditions de Borée, imaginant une possible réédition dans leur collection de poche. Il a eu la chance d'être lu par mon éditrice actuelle, qui était alors éditrice des ouvrages « grand format » de cette maison. De Borée, ce n'était plus une petite maison. De plus, elle avait l'intérêt d'être connue de moi pour être sise à Clermont-Ferrand (...)
- Ce roman fut repris par « le Grand Livre du Mois », « A Vue d’œil » (édition en grands caractères) et « France Loisirs », puis finalement couronné d'un prix... Vous vous sentez sur un petit nuage ?
- Non, pas du tout. Je suis plutôt au comble de l'incertitude. Voire de l'insatisfaction. Je me demande pourquoi ? Et je reste sans réponse. (...)
- Et la question traditionnelle : "Qu'est-ce qu'un écrivain ?"
- Une page est consacrée à la réponse de Gérard Glatt... (j'en ai profité pour le relancer deux fois sur le sujet...)


Interview en intégralité : http://www.salondulivre.pro/gerardglatt.html


La présentation du livre et du prix : http://www.salondulivre.net

Amitiés,
Stéphane
Stéphane Ternoise
http://www.montcuq.tv

Contact postal éditeur : Jean-Luc Petit - BP 17 - 46800 Montcuq en Quercy Blanc - France


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